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FEMINISME

Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 19:42

Pendant que Diam's se flatte d'avoir changé de look en portant le voile,  d'autres  musulmanes se battent et militent pour l'abolition de cette coutume rétrograde qui opprime les femmes en leur retirant toute féminité. Considérées par cette religion uniquement comme objets de désir et machines de reproduction, elles sont censées, une fois cachée, n'appartenir qu'à leur époux.
Il me semble évident que ces deux attitudes opposées sont le résultat de cultures différentes: d'un côté, on trouve celles qui préfèrent s'identifier à la zone dans laquelle elles vivent, de l'autre celles qui luttent pour sortir des ukases de la religion et progresser vers plus de liberté. La différence ne serait-elle pas le résulat direct du degré d'instruction?

Sur le site de Marianne 2 

D. Benhabib: «Le voile de Diam's est une régression. Et c'est notre échec»

Propos recueillis par Bénédicte Charles - Marianne | Samedi 31 Octobre 2009 à 17:26 | Lu 45103 fois


Dans un livre qui fait déjà débat, Djemila Benhabib décortique la stratégie de conquête des islamistes, notamment dans les banlieues françaises. Et se paie au passage les petites soldates du fascisme vert qui osent défendre le voile au nom du féminisme !



D. Benhabib: «Le voile de Diam's est une régression. Et c'est notre échec»
Marianne2 : Dans votre livre, vous vous élevez contre ceux qui évoquent un « féminisme nouveau genre », ce « féminisme » des femmes musulmanes pratiquantes, voilées « par choix »…
Djemila Benhabib* : Pour moi, le féminisme, c’est corriger les injustices à l’égard des femmes, les discriminations. Or les grandes religions ne sont pas porteuses d’égalité entre hommes et femmes.
En occident, les femmes ont réussi à s’émanciper pleinement, grâce à leur combat, notamment contre la religion. Ce qui prouve qu’on ne peut pas s’inscrire dans un référentiel religieux lorsqu’on parle d’égalité entre hommes et femmes. Seule la laïcité le permet.
Dans l’Islam, les femmes n’ont pas l’autorité parentale, la polygamie est permise, la répudiation et les violences conjugales aussi, l’homosexualité est interdite… On aurait pu penser que le « féminisme nouveau genre » s’attaquerait à ces problèmes. En fait, il se contente de les justifier. C’est ça, le féminisme ?

Dernièrement, la conversion à l’Islam et au voile de la rappeuse Diam’s, jusqu’ici symbole du combat des jeunes femmes des cités, a déclenché une étrange polémique entre les partisans de la laïcité, taxés d’islamophobie, et les « progressistes » qui considèrent que le voile est un choix personnel. Qu'en pensez-vous?
Cette histoire est symptomatique d’une régression marquée, notamment dans les banlieues des grandes villes françaises, où se concentre une forte population maghrébine et/ou musulmane.
La République n’y joue plus son rôle. Les populations sont abandonnées. Or la nature a horreur du vide. Les islamistes ont eu ici un boulevard pour effectuer un vrai travail de sape tel qu’aujourd’hui il réussit à atteindre un symbole tel que Diam’s. Cela nous revoie à notre propre échec.
Lorsque les jeunes des banlieues défilent dans la rue, que demandent-ils ? L’égalité. Ils ne demandent pas de mosquées. Or, c’est ça la réponse des politiques. Je suis effarée de voir le nombre de mosquées qu’on construit en ce moment en France.

Donc, pour vous, c’est plus qu’une « décision personnelle et privée » de la chanteuse, comme on a pu l’entendre un peu partout ?
On analyse un fait comme s’il était ponctuel et ne se rattachait à rien. Or il existe dans un contexte précis, national et international. Partout, les islamistes font pression pour faire admettre leurs valeurs. La démocratie, ce n’est pas dire que tout est permis. C’est un cadre. Or le voile est un symbole sexiste, et le sexisme est aussi grave que le racisme.

Votre famille s’est installée en France en 1994 pour fuir le FIS algérien. Et peu de temps après votre arrivée, vous vous demandez: « Etions-nous en train de vivre dare-dare l’expérience algérienne sous un angle différent mais non moins terrifiant ? » Vous pensiez que les islamistes étaient en train de faire en France ce qu’il avaient fait en Algérie ?
Oui, et je le pense toujours. Et même encore plus. Je vois la régression s’installer. Un exemple : le titre de mon livre ne m’a jamais posé le moindre problème au Québec et au Canada, où pourtant la religion fait partie de la constitution. Eh bien ici, en France, pays de la laïcité, je ne cesse d’être taxée d’islamophobie — notamment par les Indigènes de la République. Cette victimisation systématique des musulmans, cette accusation dès qu’on ose évoquer l’Islam de façon critique, tout cela est pour moi le signe d’une montée en puissance de l’islamisme politique en France. Les politiques sont bien trop complaisants dans cette affaire.

Vous parlez de la gauche ?
Oui, une partie de la gauche  — mais pas seulement — se montre étonnamment complaisante. Elle préfère fermer les yeux et laisser pourrir la situation. Résultat : je n’ai jamais vu autant de voiles islamiques qu’en banlieue parisienne — mes parents habitent à Saint-Denis, dans le 93.
J’ai été choquée récemment par une scène vécue à la Courneuve un vendredi après-midi : j’ai vu des gens bloquer plusieurs rues en toute illégalité, et y prier. Où sont les pouvoirs publics ? Que font-ils ?
La tâche des islamistes est d’autant plus facilitée qu’en face il n’y a pas de perspective politique claire. Quand j’entends le président de la République dire que l’instituteur ne remplacera jamais le curé ou expliquer, en direct d’Arabie Saoudite, que le religieux doit avoir toute sa place dans la vie publique, je suis très inquiète. Car c’est un message très grave.

D. Benhabib: «Le voile de Diam's est une régression. Et c'est notre échec»
Vous expliquez dans votre livre que la stratégie des islamistes comporte trois volets : le premier consiste à distribuer des millions, via des associations. Le second à terroriser les musulmans qui osent sortir du rang. Le troisième à terroriser les occidentaux qui osent critiquer l’islam… Sur ce dernier point, vous estimez que c’est une stratégie délibérée ?
Oui, bien sûr. Il suffit de regarder ce qui s’est passé ces dernières années. Où ont eu lieu les premières manifestations de haine contre Salman Rushdie ? A Londres. C’est bien après que Khomeini a réagi. Plus récemment, dans l’affaire des caricatures de Mahomet, d’où est partie la grogne ? Du Danemark. Et ce sont les islamistes danois qui sont allés, ensuite, chauffer les troupes au Caire !
On ne peut plus rien dire, rien faire, sans être ostracisé, voire menacé, accusé d’islamophobie, de racisme. Résultat : Tariq Ramadan passe de plateau télé en plateau télé pour porter la bonne parole, sans qu’on ne dise plus rien. Le combat contre l’islamisme est très inégal. Et l’islamisme prend vite. Très vite.

Vous vivez au Québec. Là-bas aussi, on retrouve ce terrorisme intellectuel ?
Les accusations d’islamophobie existent, notamment grâce à une partie de l’élite intellectuelle qui, à un moment, a totalement verrouillé le débat. Mais au Québec, il existe un large consensus contre les accommodements religieux et pour enchâsser la laïcité dans une charte — car nous n’avons pas la chance d’avoir cela. Et c’est une vraie volonté populaire. Je ne ressens pas ça en France.

Ma Vie à contre-Coran, de Djemila Benhabib, vlb éditeur.
Retrouvez le livre sur Amazon.

*Djemila Benhabib, 37 ans, a vécu en Algérie, en France. Elle est aujourd'hui installée au Québec, où elle est fonctionnaire du gouvernement fédéral canadien.

Toujours sur Marianne 2

Cette semaine, notre journal des Mariannautes revient sur l'abondant débat provoqué par l'interview de Djemila Benhabib sur le site.



Une fois n’est pas coutume, nous avons deux raisons de nous réjouir des commentaires de Mariannautes cette semaine. Premièrement, la très grande majorité des lecteurs de l’interview de Djemila Benhabib, l’auteur du livre « Ma vie à contre Coran », par Bénédicte, se sont réjouis de lire ce témoignage, preuve qu’il existe sans doute dans la société française une aspiration à débattre sans langue de bois de l’islam et des craintes qu’il véhicule. Deuxième motif de satisfaction, si les commentaires de cette interview ont été particulièrement abondants (plus de 1100 en une semaine), les dérapages ont été peu nombreux, alors que, sur un tel sujet, nous craignions le pire.

Djemila Benhabib a eu droit, donc, à moult éloges :  « Merci Djemila et bravo de dire tout haut ce que nous avons le regret de constater, c'est-à-dire la montée de l'intégrisme et l'inertie, la complaisance des politiques. Pour nous et nos mères, qui nous sommes battues pour nous libérer du joug tout puissant des religions, cette emprise nous glace et nous rappelle de biens terribles évènements.» ( Geneviève) Agathe :  «Ma vie à contre-coran" est un essai parfaitement réussi de D. Benhabib et je trouve que marianne2 a raison de donner la parole à cette femme qui sait parfaitement de quoi elle parle.» Azur, déplore l'isolement des Musulmans laïcs, hommes ou femmes, qui résistent à la montée de l'intégrisme : « Que ce soit les politiques ou les journalistes, les enquêtes de terrain ils ne connaissent plus et c'est bien dommage car ce n'est pas tout le monde qui va ouvrir un livre de sociologie pendant son we pour se renseigner. Encore merci Djemila pour votre livre et merci à Marianne d'en parler. »

Jaoued est l'un des rares Mariannautes à tenter une défense de l'islam radical : « Dans l’Islam, les femmes n’ont pas l’autorité parentale, la polygamie est permise, la répudiation et les violences conjugales aussi, l’homosexualité est interdite… C sot toujours les personnes qui connaissent mal leur sujet qui se permette d'en faire un livre !!!! Pas d'autorité parentale ??? Polygamie permise, oui, mais pas sans l'accord de sa femme !!!! »

Laurent Weppe est aux antipodes :

Le Post de Laurent Wepp

« Les islamistes usent de la religion comme d'un outil de conquête, puis de préservation, du pouvoir. De ce point de vue l'islamisme est comparable au comportement d'un Charles Maurras: il ne croyait pas en Dieu, mais, comme tout bon adepte de la dictature qui se respecte, trouvait l'idée d'une société soumise à une élite cléricale si plaisante qu'il se fit le défenseur d'une religion d'état qui soumettrait la société à ses dirigeants; de la même manière, les islamistes ne croient ni en Allah ni en Mahomet, mais, rêvant d'une société soumise à leurs caprices, habillent leurs pulsions dominatrices d'un simulacre de religiosité.

Par conséquent, traiter d'islamophobe tout individu qui dénoncerait de bonne foi la malhonnêteté et le danger que font courir les islamistes à la société est éminemment condamnable.

L'ennui, c'est que les authentiques islamophobes, ceux qui habillent une hostilité de type ethnique (faites donc boire un islamophobe: au bout de quelques verres, il devient intarissable au sujet des tares génétiques qui définiraient selon lui la "race arabe") d'un simulacre de laïcité afin de masquer leur perversité raciste existent réellement: il ne s'agit pas là d'un fantasme de bien pensants ou d'une figure de style abstraite mais d'une réalité tangible qui fait peser sur la République, toute chose étant égale par ailleurs, une menace égale à celle de l'islamisme.

Ces deux groupes se soutiennent et s'alimentent mutuellement, l'existence de l'un servant de justificatif à l'autre, et vice versa. Et, prise entre ces deux hypocrisie, la majorité républicaine ne sait plus comment réagir, craignant d'être associé à l'une ou à l'autre de ces deux tartufferies.

Il est pourtant nécessaire de dénoncer ces deux tartufferies, et de le faire de concert: Djemila Benhabib dénonce l'islamisme comme étant un instrument de conquête de pouvoir par nature anti-démocratique, et affirme qu'on peut être accusé d'islamophobie à tort et à travers, ce qui est exact dans les deux cas. Mais elle fait l'impasse sur l'existence d'authentiques islamophobes (qui sont aux musulmans ce que les antisémites sont aux juifs: des ennemis qui attendent la première occasion pour commencer le massacre) qui est une composante essentielle de la dynamique islamiste (de la même manière que l'existence des islamistes est une composante essentielle de la dynamique islamophobe):

L'intégrisme musulman ne prendrait pas si facilement s'il n'y avait pas en face un discours authentiquement raciste à l'égard des musulmans, identifiable (notamment par sa manière de présenter l'ensemble des musulmans comme un bloc monolithique ou peu s'en faut, et par le fait qu'il a développé son propre jargon: si un individu présente l'Islam non comme une religion mais comme une "idéologie fasciste" et qu'il traite de "collabos" ceux qui n'embrassent pas son discours, il est excessivement probable que l'individu en question soit un militant d'extrême droite qui essaye de coller ses propres vices à l'objet de sa haine), menaçant et dangereux; et par conséquent aisément instrumentalisable par des islamistes qui ont là leur meilleur outil de propagande. »

La gauche de la gauche complice ?


Oui mais que faire ? Barbie hijabiste  dénonce quant à elle la présence de citoyens priant en pleine rue à la Courneuve, preuve de ce que les autorités ont abandonné certains quartiers à l'islam radical. De son côté, Patrick dénonce la complicité de fait de la gauche dans l'abandon des valeurs laïques : « Face à la montée d' une extrême droite musulmane bien décrite par l' auteur on assiste en France à un aveuglement complice d' une partie de ceux qui se déclarent "de gauche".
On les trouve principalement au NPA, chez les verts, dans un courant du PCF, chez quelques socialistes et dans le show-business.
»
Revenant sur le cas Diam's, bubu se demande ce qui a pu lui passer par la tête : « Imaginez, vous êtes une femme du genre féminin, bien sous tous rapports et brutalement, "quelqu'un" vient vous tenir un discours tellement convaincant qu'ensuite, vous ne pouvez plus sortir sans votre fichu. Imaginez. »
Réponse lacunaire de Barbie hijabiste : « La femme qui décide de se voiler, chez nous, n'est PAS une malade mentale. On peut imaginer qu'à un certain moment de sa vie, elle a fait un "choix" surprenant, tout au plus. Si elle veut se libérer de ses chaînes, elle le peut à tout moment, dans notre République : il y a des associations pour les aider. Le divorce est permis, les violences punies. Toutes les filles ont accès à l'école républicaine. Elles savent que c'est par une activité professionnelle qu'elles seront indépendantes. A 18 ans, elle sont majeures : vive la liberté !»

Pisse Dru n'est pas d'accord : « Non, la femme voilée ne décide pas de se voiler de propos délibéré et en pleine possession de ses facultés et de son autonomie. Sa "décision" est l'aboutissement d'un conditionnement culturel et religieux. Il n'est pas nécessaire que soit expressément formalisée l'obligation de porter voile ou burqa, ou tout autre cache-sexe qui ne veut pas dire son nom. Généralement, l'aliénation de la femme, le renoncement inconscient à son propre jugement et à son libre-arbitre, son conditionnement en un mot, y pourvoient amplement : pour la femme musulmane, cela consiste confusément dans la peur de passer aux yeux de la société pour une immonde catin si elle ne fait pas ce qu'il faut pour en démontrer publiquement le contraire. »

Mais le constat ne donne pas pour autant les réponses de la république à ce phénomène. Et PiccoloJr   apostrophe Bénédicte Charles : « 
Bien qu'il soit nécessaire de pouvoir débattre librement de l'Islam, et de pouvoir donner la parole à des gens qui critiquent radicalement cette religion, je pense qu'il n'est pas intelligent d'utiliser des termes tels que "fascisme vert".
D'abord par rigueur scientifique : le fascisme n'est pas un concept métaphysique qui peut s'appliquer à n'importe qui n'importe où (contrairement à ce qu'ont voulu faire croire les communistes puis les gauchistes puis les "antiracistes") mais un phénomène apparu dans un lieu donné (Italie) à une époque donnée (l'entre-deux guerres) ayant ses caractéristiques précises.L'islamisme, on peut le critiquer, tout ce qu'on veut, mais c'est autre chose.
 »

Cet autre chose fait peur à marco : « Assimiler l'islamophobie à du racisme est une gigantesque malhonnêteté intellectuelle. L'Islam n'est pas une race et ne concerne guère une race précise. Phobie veut dire peur, tout simplement. Moi je suis islamophobe car l'islam me fait peur! En Europe nous avons mis plusieurs siècles à nous libérer des obscurantismes religieux chrétiens. Nous avons mis nos religions là où doivent être leurs places c'est à dire dans la sphère privée. Nous avons librement décidé que notre république serait laïque. Or voilà une religion, l'Islam, qui devient l'une des plus importante dans notre pays et qui veut imposer ses obscurantismes et ses idées moyennageuses en refusant avec obstination d'évoluer pour s'adapter à nos sociétés. J'ai des amis musulmans qui affirment sans sourciller que l'Islam sera la religion dominante en Europe dans une ou deux générations. J'ai effectivement vu des femmes voilées en Norvège, en Finlande...Moi ça me fait peur car je ne veux pas de cette domination, trois siècles après le siècle des Lumières. Oui l'Islam me fait peur ! »

A Nadia le dernier mot : « 
Plein de Musulmans dans le monde respectent profondément leurs épouses et les femmes , mais on préfère parler des mauvais, c'est bien plus rentable politiquement et financièrement. Militante je puis vous assurer que la misère humaine est le fond de commerce de tous . Le sujet est bien trop vaste pour l'entamer. De nombreuses femmes meurent de coups et blessures dans notre Pays (la France) et je serais très curieuse de savoir si ce sont des musulmans qui tuent leurs femmes???
Mr Canta qui a tué Marie Trintignant a fait trés peu de prison pour le meutre de sa compagne.Toujours le deux poids de mesures quand il sagit de " Musulmans".Ceux qui tuent et violent des enfants c'est très rarement des musulmans, dommage que l'on ne le dit pas assez !!!!!
Croyez- moi la violence sociale et institutionnelle faisaient bien plus de dégats chez les femmes , que de porter le voile. En tant que femme, je puis vous dire qu'il est trés violent pour moi de voir constament le corps de la femme dénudé pour vendre je ne sais quel produit !!!
»
A suivre....

Par Alice - Communauté : Femmes Engagées
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Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /2009 19:23

 

En 1999, quand j’étais vice-présidente de l’Association des Femmes de Montreuil, j’avais pondu une pétition d’orientation féministe sur ce sujet.

J’ai été très étonnée de l’accueil qu’elle a reçu quand je l’ai fait circuler.

Certaines femmes qui me semblaient évoluées ne l’ont pas signée en m’affirmant qu’elles adoraient faire le ménage !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ce qui, in fine , confirmerait la théorie de ce sociologue averti.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

SUIS-JE UNE FEMME ANORMALE ?

 


En réponse à la publication du livre de Jean-Paul Kaufman : « Le cœur à l’ouvrage, théorie de l’action ménagère », je m’insurge !


Il me semble que vous présentez « LA Bonne Ménagère" d'une façon franchement sexiste.

Quand allez-vous cesser d’intoxiquer les femmes au sujet de leur plaisir à se vouer aux tâches ménagères ?

Non, pour ma part, je ne ressens aucun plaisir devant mon appartement impeccable !

Ma seule joie, quand j’en ai fini avec la corvée, c’est que ce soit ENFIN terminé.

Et ma plus grande souffrance reste qu’il faille bientôt recommencer.

 

Non, je ne n’éprouve aucun plaisir à m’occuper de ce que vous nommez « mon intérieur ». J’ai d’autres façons plus jouissives de me procurer quelque bien-être dans ce domaine intime !

Lorsque j’en ai eu les moyens, je ne me suis pas offert d’aide-ménagère pour deux raisons :

D’abord parce que ma dignité m’empêche de faire ôter ma crasse par une esclave, même si elle est rémunérée. Ensuite, car je n’ai pas trouvé d’homme pour accomplir cette tâche. Je ne souhaite en fait pas exploiter les femmes qui n’ont d’autres ressources que de servir deux fois de bonnes à tout faire : chez elles puis chez les autres.


 

Même s’il existe aujourd’hui des hommes de ménage – qu’on a d’ailleurs eu l’hypocrisie de nommer : techniciens de surface – vous pourrez, si vous parvenez à ouvrir les yeux, constater qu’il s’agit pour 90 % d’hommes noirs !

La condition de la femme occidentale serait-elle équivalente à celle de l’homme émigré d’Afrique ? Quel progrès !

 

Durant combien d’années allez-vous cantonner les femmes dans les tâches les plus serviles ? Les hommes préfèrent cuisiner ? Bien sûr c’est la seul tâche (ré)créative et gratifiante !

Quelquefois, ils font la vaisselle, mais dommage pour moi car je ne déteste pas trop plonger les mains dans l’eau dans la mesure où ce n’est pas vraiment sportif !

Et qui fait les courses ? La femme. Si l’homme est « gentil », il l’accompagne et porte les paquets ! Mais qui gère et se prend la tête au quotidien ? La femme, toujours la femme.

Mon agacement  est monté au summum quand j’ai lu l’expression : « Fée du Logis Artistes ». Etes-vous, vous-mêmes et vos concurrents sociologues machistes, déjà entrés dans l’atelier d’une femme peintre ou sculpteur ? En avez constaté la propreté et l’ordre conventionnel ? Puisque vous osez parler d’art, je me permets de vous contredire. Oser affirmer que les tâches ménagères relèvent de l’ART est un moyen facile de cautionner les obligations pratiques des femmes en leur donnant une valeur qu’elles ne justifient pas.

 

Quant à votre parallèle : « Propre sur soi, propre chez soi », je suis désolée d’y avoir encore à redire. Chaque jour je prends un bain ou une douche, je me coiffe puis me maquille, voire me parfume. Mais NON, ma maison n’est pas IM-PEC-CA-BLE !

Vos raccourcis me semblent très subjectifs.

 

Il est évident que les tâches ménagères dévalorisantes ont besoin d’être accomplies.

Mais quand allez-vous donc cesser de vous adresser aux femmes qui, d’après vous, seraient les détentrices des savoirs et des pouvoirs les moins nobles ?

A quand vos campagnes de pub exhibant des hommes beaux, propres sur eux, et prenant du plaisir à ramasser la merde des autres ! Même les gays ne l’oseraient pas !

 

Il me semble que certains sociologues, bien dans la mouvance officielle et reconnue, ne servent souvent qu’à entériner les faits les plus négatifs et à perpétuer – sinon aggraver – les faiblesses de la société. Quel dommage !

Oui j’en ai connu des femmes qui s’éclataient à faire le ménage. Les malheureuses !

Leur a –t-on donné les moyens et les droits de s’exprimer autrement ?

Et combien de fois, après des années de servilité, les ai-je vu se révolter contre leur condition ?

 

Alors, Monsieur Kaufman, si vous souhaitez agir en faveur de la cause des femmes, cessez de publier des bilans qui ne nous aident pas et osez proposer des solutions!

 

 

 

 

Par Alice - Communauté : Féminisme
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /2009 19:46


Suite des débats...

La loi ne peut tout résoudre, certes, mais comment lutter pour conserver les acquis de la laïcité et de la République?
Dans l'idée de ne rien faire, pourquoi ne pas accepter que l'on brûle les hérétiques? Or, même les Chrétiens purs et durs ne nous demandent que la préservation de la virginité avant le mariage, l'interdiction de la capote, de l'IVG et de l'aide à la mort douce.
Ce qui est déjà lourd!
Mais ils ont au moins la bienséance de parler à visage ouvert.
Cela dit, je ne les soutiens pas non plus et je reste convaincue que la laïcité reste une lutte de chaque jour, surtout en ce moment.

La burqa sème le trouble chez les Mariannautes Suite


Gérald Andrieu - Marianne | Dimanche 21 Juin 2009 à 07:01 | Lu 1343 fois

L’idée d’une commission d’enquête sur le port de la burqa a mis la laïcité des lecteurs de Marianne2 à rude épreuve…



(photo : fabbio - Flickr - cc - http://www.flickr.com/photos/fabiovenni/)
(photo : fabbio - Flickr - cc - http://www.flickr.com/photos/fabiovenni/)

Comme la loi sur le voile à l’école en son temps, la proposition de commission d'enquête parlementaire sur le port de la burqa ou du niqab crée un très vif débat. Le tout premier papier que Marianne2 a consacré à ce sujet croule sous une avalanche de commentaires. Plus de 550 messages ont en effet été postés depuis sa parution jeudi. Mais bien chanceux celui qui saura discerner chez les Mariannautes une position commune.


Bien entendu, ils sont une très grande majorité à expliquer leur attachement aux principes républicains et, comme Richard Wagner (pas le compositeur mais l’internaute !) à en appeler à un « sursaut laïque ». Mais même dans le camp de ceux qui se disent partisans de la laïcité, la burqa sème le trouble. Car encore faudrait-il qu’ils arrivent à s’accorder sur ce qu’ils entendent par « laïcité » ! Nikonekro considère, pour sa part, qu’elle « n'a jamais promis de protéger qui que ce soit de voir des burqas dans les rues » mais, en revanche, qu’elle « doit garantir à une personne désirant se promener en burqa de pouvoir le faire ! » Tryphon, lui, n’est pas vraiment du même avis. Et il le fait savoir sur le ton de l’étonnement : « Curieux renversement que cette défense de la burqa au nom de la laïcité à la française... »

Pour l’auto-baptisé « Tous hypocrites », « la laïcité, c'est la séparation de l'Etat et de la religion. L'Etat ne s'occupe pas de religion ; en contrepartie la religion doit respecter les lois de l'Etat. La laïcité, c'est laisser le choix, ce n'est pas imposer l'uniformité. » Et de poursuivre : « Ce débat est d'une grande hypocrisie. Ne vous y trompez pas : la burqua me fait froid dans le dos. Mais ce qui me fait le plus peur, c'est que mon pays parle dans ses lois de la manière dont je peux ou dois m'habiller. Un peu plus et on impose un uniforme à tous. Est-ce la direction que vous voulez prendre ? »


Et voilà que « Tous hypocrites » aborde un autre sujet sur lequel les Mariannautes n’arrivent pas à s’accorder : faut-il ou pas interdire le port de la burqa. Augure est de ceux qui s’interrogent : « La question qui se pose, n'en déplaise à certains, est bel et bien de savoir, si, le port de ce vêtement (…) est conforme aux lois républicaines, démocratiques et laïques de notre pays. (…) La question est de savoir, si oui ou non, ce vêtement porte atteinte à l'égalité des droits, si oui ou non il est un moyen de maintien en état de soumission psychologique, si oui ou non, son objet est de couper la personne le portant du reste du monde (…). Une fois qu'une réponse sera donnée à ces questions... Il conviendra d'en tirer les conclusions et de faire ce qui se justifie légalement. »

Pour Spada (« On ne peut pas interdire la cagoule et autoriser la burqa ») comme pour Benoît (« La laïcité n'est plus qu'un mot si jamais l'interdiction de la burqa n'est pas prononcée. ») il n’y a pas d’alternatives. Pour appuyer son propos, Benoît convoque même le journaliste du Figaro et chroniqueur de Laurent Ruquier, Eric Zemmour : « Reviens, ils sont devenus fous ! » Moka est sur la même ligne : « Il faut interdire la burqa, précisément parce qu'on est le pays des droits de l'Homme et qu'on ne peut pas accepter que des femmes soient traitées ainsi... Car il ne s'agit absolument pas d'un choix, mais d'une obligation. Stop à l'hypocrisie, il est temps de se battre pour défendre le droit des femmes et le droit au respect de la culture française (si elle existe encore). »
A contrario, Legislator estime qu’« interdire le port de la burqa serait une erreur car stigmatisant une certaine communauté qui ne manquerait pas de se poser en martyr » : « Ce qu'il faut c'est une loi générique qui stipule que tout individu sur le territoire doit être identifiable de manière instantanée et de visu. (…) Ceci a le mérite d'être simple, non ciblé et valable pour tous citoyens. » Mais cette idée n’est pas vraiment pour plaire à A&d : « Ah non ! Pitié ! Pas cette proposition absurde et dangereuse, qui me rappelle l'article que j'ai lu (…) à propos de l'interdiction légale de s'opposer à une collecte de son ADN. Tout ça, c'est du Kafka, Big Brother et compagnie ! Cessons d'enchaîner les stupidités, qui finiront par faire de notre vie un enfer permanent, s’il vous plaît. »

Faut-il légiférer ou pas ? Ce ne sont finalement pas les lecteurs de Marianne2 qui trancheront mais Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat devrait se prononcer sur le sujet à l’occasion de son discours devant les parlementaires réunis, demain, à Versailles. On verra alors si « l’omnipotent » saura lever le trouble qui a envahi les Mariannautes…

Par Alice - Communauté : Féminisme
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