Psychologie et comportements

Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 06:16

COUP DE GUEULE NET-TEMENT FAIBLISSANT sous forme de lettre ouverte !

Bonjour chère Patronne d'un lieu de festivités situé en Ville de Province Bourgeoise.

Le jour où j'ai signé le con-promis de vente de la maison que j'attends sans domicile fixe, j'ai souhaité m'offrir une coupe de Champagne.

Je suis entrée dans votre merveilleux bar-restaurant, un lieu magique tant par ses vieilles pierres que par les atours dont vous l'avez paré. Limbé de lumières mauves et roses, la féminité toute nuancée du lieu m'a fait instantanément flasher. Séduite, j'ai succombé au charme et n'ai pas lâché ma boîte à photons.
Me croisant, vous me proposâtes d'exposer les tableaux qui surgiraient d'une inspiration titillée.
Mais vous refusâtes de me laisser caresser les petites planches de votre estrade pour y faire le clown car, dans cette VPB, il ne fallait pas tenir des propos politiques… quitte à faire rire.

Les deux sympathiques femmes auxquelles j'avais précédemment parlé m'avaient prévenue: "Une Coluchette à Tout Va Pas Bien, ça va dégager les canalisations car ici ils sont tous constipés!"
Par ailleurs, effectivement, dans votre bel endroit virtuellement festif, les indigènes mangent le nez dans leur soupe, la bouche en chapeau de gendarme et l'oeil en biais.

Vous vous plaignîtes que tout le personnel fît la gueule.

Normal, je n'y ai vu que des hommes de la génération massacrée! Dans mon hôtel, l'équipe de femmes est plus souriante, sauf la gérante qui a du mal à gérer… comme tous ceux qui se sont reconvertis en cette période de récession économique.

Je vous contactai par la suite en vous soumettant mon idée d'exposition en deux phases: la seconde comprenant ces tableaux qui fument dans ma bouilloire, mais la première incluant quelques crachats ramassés dans la zone de laquelle je m'étais enfuie.
Je n'obtins pas de réponse.
Ayant enfin atterri près de l'espace féérique, je vous sollicitai à nouveau pour un rendez-vous plus précis… mais en trois mots vous me répondîtes que vous étiez indisponible jusqu'à une non-date.

Voici en substance ce que je vous ai répondu, moi qui suis littéralement submergée par les galères et le travail:
"Je n'ai même pas encore eu le temps de passer dans le centre de TVPB tant je travaille et ai de problèmes à régler.
Je pense finalement me rendre plutôt à côté de l'ITVPB car on y mange de bonnes huîtres pour trois francs six sous et que les serveuses sont simples mais d'une énhaurme gentillesse. Elles sont même hyper rapides à servir car elles savent ce que c'est d'être surmenée.
Pour ma promo en peinture (qui ne me rapportera pas des masses de tunes), édition et prod de mon One Woman Show, je m'adresse directement aux professionnels parisiens. Je gagnerai ainsi du temps… et peut-être du fric.
Je ne réserve pas dans votre établissement pour le 31Décembre car c'est cher pour ma petite escarcelle je. Je perds en effet beaucoup d'argent en stagnant à l'hôtel et au garde-meubles à attendre que la DDPE me balance son CU qu'elle retient elle aussi. Comme j'ai une absence de CUL pas bordé de nouilles, je ne suis pas surprise d'être encore emmerdée par cette zone pas du tout érogène en la circonstance. Je ravale dont ma bile en espérant ne pas avoir la courante à force d'emmagasiner les bouffées acides et les gaz produits s'échappant de mon système pollué par un environnement nauséabond.
 Je passerai éventuellement un jour déguster une coupe ou deux quand le programme musical correspondra à mes goûts. Votre programme ne m'en a pas encore laissé l'espoir. Pas vraiment éclatant ni inspiré.

Bien cordialement, vous ai-je écrit.  La rage au coeur je suis restée polie et bien entendu ne vous pas asséné les si vilains mots que je viens d'écrire. Votre visage de madone m'avait lui aussi émue. Et dans votre réponse cette fois fort rapide, vous êtes restée digne:

"A votre aise, chère Alice…"

La sérénité et la gentillesse dont vous faites preuve a distillé une douceur digne de la noblesse.
Peut-être n'êtes-vous pas issue de la basse bourgeoise mais de la noblesse ancienne de nos terroirs.
Il me semble qu'il vous en reste des traces.

 

La duchesse de Berry

 

                                                    La duchesse de Berry

 

Comtesse De B…, je vous adresse mes féminages les plus sincères et espère que nos chemins se croiseront à nouveau.

Car le jour où je vais signer ce putain de papelard après lequel j'aurai couru le temps d'un marathon pacsé aux douleurs qu'il engendre, il est certain que j'aurai envie de revenir vers vous déguster quelques bulles pour quitter enfin un peu la terre et m'élever dans vos cieux que je n'ai pas oubliés.
J'espère alors que vous serez présente et que nos conditions si différentes ne nous empêcheront pas de nous réconcilier.
Alors les Arts ne nous feront plus de Lézard.


 

 

 

 

 

 

 


Par Alice - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 05:35

L’avantage quand on est HYPERACTIF, c’est que l’on travaille pendant que les autres se reposent.

 

Donc on a toujours fini avant eux ce que l’on a à faire.

 

… et en ce moment, j’apprécie beaucoup de souffrir, parmi d’autres étiquettes, de ce qui est considéré par la médecine comme une pathologie.

 

Par Alice - Communauté : L'inconscient
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Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 08:09

 

Pour une fois, je parle de moi, sans passer par le biais d’infos de toutes sortes. Ce n’est pas mon habitude car je n’ai jamais souhaité que ce blog prenne l’allure d’un journal intime. Mais après des semaines d’absence, j’ai aujourd’hui envie de donner des nouvelles aux amis, connus ou inconnus, qui ont l’habitude d’ouvrir la porte de mon beau pays.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=4326.html

 

 

    LE CAVE SES REBIFFE 18429589 jpg-r 160 214-b 1 CFD7E1-f jpg

 

Pourquoi ce titre ? Parce que la cave, c’était moi. La référence est bonne pour les cinéphiles. Ce film représente bien l’accumulation de rancœur à être trop longtemps pris pour un imbécile. A ce jour, je fais le ménage autour de moi. Je dégage les boulets. Et me fais de nouveaux amis. Le stress et la maladie m’ont changée. J’ai appris la sagesse. Hé oui. J’ai vécu mon Assomption à MOA ! Je fais le deuil de mon passé et prend un départ pour une deuxième vie.

Ce que j’ai découvert avec étonnement durant ce  parcours que je qualifierai d’initiatique — n’y voyez là de ma part aucune connotation religieuse — c’est que les cons m’ont fait bien plus de mal, par leur ignorance, que les salauds. Ceux-ci m’ont obligée à ramer, transpirer, m’épuiser afin de trouver des solutions aux barrières qu’ils abaissaient sur mon chemin et aux entraves qu’ils mettaient à ma vieille carcasse. Ceux-là ont tenté d’abuser de moi, moralement comme physiquement, et il m’a été beaucoup plus rapide de les scotcher en retournant vers eux le bâton plein de merde qu’ils m’avaient tendu.

Ma créativité est aujourd’hui est exacerbée par six mois de transformation. J’ai plein de projets dont je ne soufflerai mot ici, car, c’est bien connu, il n’y a rien à dire tant que les choses ne sont pas faites. Bien entendu, vous avez deviné que ce que j’organise tourne autour du mot et de l’image. Le fond de ma nature reste le même et les mauvaises langues pourront encore clamer à qui veut l’entendre que Salomé-Alice est toujours égale à elle-même.

Voilà ! C’était un cri du cœur auquel je n’ai pu résister afin de vous expliquer pourquoi mes incursion sur ce blog seront moins fréquentes et plus succintes.je n’aurai plus le temps de me casser le cul à chercher des images pour illustrer les propos ou à fournir des liens et détails dont la majorité des imbéciles n’a rien à branler.

En revanche, je serai toujours disponible pour ceux qui ont su communiquer et trouver chez Alice quelque écho à leurs questionnements. Je pense à eux que je connais personnellement, mais aussi aux autres qui m’ont soutenue avec chaleur par leurs encouragements intelligents et sensibles, même si quelquefois mon ton tournait au vinaigre.

Et je sais que je n'ai pas semé que la tempête.

Ne me demandez pas qui je suis et ne me dites pas de rester le même

 

 

 

 

Michel Foucault, Archéologie du Savoir

Je n'idolâtrais pas la poésie, je n'étais pas excessivement progressiste ni moderne, je n'étais pas un intellectuel typique, je n'étais ni nationaliste, ni catholique, ni communiste, ni homme de droite, je ne vénérais ni la science, ni l'art, ni Marx.
- Qui étais-je donc ?
Le plus souvent, j'étais simplement la négation de tout ce qu'affirmait mon interlocuteur...      
Gombrowicz, 1961

 

Par Alice - Communauté : BLOGS, en parler ...
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  • Au Pays des Merveilles d' Alice
  • Alice
  • Ile de France
  • Passionnée par la frontière entre la norme et l’exception. Trop longtemps enseignante, j'ai rendu les armes plus tôt que prévu et je me consacre à ce que j'aime: l'écriture, les arts plastiques et les débats de société... et ça va chauffe
  • Humour Photographie Littérature Santé Environnement

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