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  • : Passionnée par la frontière entre la norme et l’exception. Enseignante en école maternelle, je suis particulièrement intéressée par les comportement humains, les problèmes de société(sexisme, racisme, violences)et les difficultés de
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Emotions

Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 02:37

 

 

Des bébés que l’on perd sur le chemin pierreux suivi au fil du temps…

 

Bébé minuscule dont la tête se coupe du corps. Il devient tout mou, sans consistance.

On le prend puis le repose.

On suffoque sur le point de vouloir disparaître tant l’idée d’un corps sans tête ou d’une tête sans corps semble inimaginable.

On appelle, on hurle. Personne ne nous croît tant cela semble absurde.

Un bébé n’est pas un vers de terre.

On gesticule, on s’affole, on crie encore en implorant tous les Dieux auxquels on n’a jamais cru.

Le corps du bébé alors se rassemble.

Puis il ramollit, se tord et fond en une substance insaisissable.

Le bébé se réduit.

En spasmes légers et torsions subtiles, il se consume lentement jusqu’à disparaître.

Tache d’or et de cuivre lovée dans les couleurs du soleil qui s’éteint dans les extrêmes minutes de ce dernier jour

Personne n’a remarqué ce petit être hésitant et douloureux.

A-t-il existé sinon dans l’esprit et le cœur de sa mère ?

 

Bébé égaré qui tombe car on n’a pas su le tenir, le serrer contre soi.

Fragilité du bébé dont on n’est pas consciente quand il apparaît au monde.

Etalé sur le sol, il se glisse à travers la poussière et le gravier.

On étouffe avec lui.

Il relève la tête, prend une pierre blanche et trace des signes sur le bitume gris.

Joie et plénitude de réaliser que ce bébé détient déjà le pouvoir d’écrire, avant celui de parler.

On s’effraie encore un soupçon : le choc aurait pu le tuer !

Ce bébé a survécu.

Il se porte bien et est épanoui, voire heureux.

 

Pourquoi l’un plus que l’autre ?

Leur mère se pose chaque nuit la question.

 

Par Alice - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /2009 20:27

Débordée par mes activités , je vous envoie une de mes chansons préférées avant de vous montrer ce que je suis en train de réaliser ...

La Solitude de Léo Ferré



Bonne écoute ! J'adore ce texte...


Par Alice - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /2009 21:18

 

Les festivités téléguidées sont quasiment terminées.

Et qu’en reste-t-il ? Sinon un poids de déchets décuplé.

 


Création Sol'R

L
es années passent, comme le temps. Sic ! En prenons-nous plus conscience au jour du nouvel an ou à celui de notre anniversaire ?

Pourquoi le proclamer avec tant d’insistance et de certitude? Le temps n’est pas préhensible. Faut-il alors aux humains  marteler des repères qui les empêcheraient d’oublier qu’ils sont mortels ?

2009 ou 2008, qu’est-ce que ça change au fond ? Pour l’individu comme pour la collectivité.

Ne serait-ce pas un bon moyen de ne plus réfléchir à notre servitude ?

Pour un minimum de connaissances, voir sur Wikipedia les idées de La Boétie. 

Ecoutons le silence et ouvrons la     fenêtre.

Peut-être pourrons-nous alors sentir l’appel de la vie.

 

 

Par Alice - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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