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Au Pays des Merveilles d'Alice
Un texte que la neige m'a inspiré...
La neige et le froid nous assaillent…et nous transforment.
La paix règne.
Vue du dehors ou de dedans.
De l’intérieur, une fois congelé, le calme nous habite, sans loi, sans pouvoir sur la force suprême de la nature. Au plus profond de notre intimité.
Bonheur ! Joie de n’entendre que le silence. Etrange sensation de se sentir enfin exister. Surtout ne pas sortir dans la ville où les autres se battent pour atteindre le plus degré de leur insatisfaction, travailler.
Hors des murs, glisser sur cet étal de satin revient à perdre du temps, de la crédibilité et de la reconnaissance. Se faire emboutir ou se casser la jambe pour de moindres maux.
Les enfants rient et nettoient les bagnoles pour faire des boules de neige.
Les « sans logis » crèvent mais tout le monde s’en fout.
Les vieux et les sauvages s’enferment entre leurs murs. Certains par désespoir, d’autres pour excuse.
Le blanc domine avant la saison du blanc, fort colorée de nos jours, voire dans des tons très sombres.
Les chats qui attendaient leur bouffe balancée par des fenêtres anonymes sont partis se réfugier sous les engins du chantier d’à côté, dans l’espoir que les moteurs seront encore chauds encore au cœur de la nuit. Ils n’ont pas reçu les infos de la météo. Serait-ce une chance pour eux ? Demain, ils attendront inlassablement qu’on leur donne leur pitance. Les sans domicile aussi.
Le blanc nettoie tout. Les voisins se taisent car à 0 degré Celsius, ils préfèrent se ramasser sous la couette pour dormir et oublier que certains vont crever cette nuit. Si cela les préoccupe…
Ils ne s’enverront pas en l’air pour cela car leurs gonades sont glacées.
Quand le soleil était là, et la chaleur qui l’accompagne, ils débordaient d’énergie pour pénétrer de leurs forets leurs femmes et leurs murs.
Les sans-logis croulaient sous leurs cocktails éthylo-ensoleillés.
Les bagnoles fonçaient sur l’asphalte fondant, en quête de paradis virtuels.
Le Tour de France mobilisait les mollets et les mollassons.
Les chats de gouttière, comme les gamins du quartier s’étripaient.
Chaud, oui, chaud jusqu’à quels extrêmes ?
La brûlure fait aussi très mal.
Les continents chauds sont toujours en guerre.
Les régions froides plus déprimées.
La glace blanche et le soleil flamboyant ne seraient-t-ils pas plus puissants que l’intention des hommes ?
Sol'R
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