Dimanche 11 octobre 2009
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20:15
Je viens de regarder l'émission "66 mn" sur M6.
Vous aller penser que le sérieux de la 6 n'a rien à voir avec celui d'Arte.Certes! Mais bon, il faut apprendre à séparer le bon grain de l'ivraie.
J'en ai retenu quelques données fort intéressantes.
Parmi les erreurs médicales, l'on peut observer un pourcentage de morts supérieur à celles causées par les accidents de la route, qui passent elles-mêmes après les décès par suicide.
Ce genre de statistiques pourrait laisser flotter un certain doute sur la politique répressive de la Sécurité Routière. Les différents procès verbaux et amendes en tous genres ne
seraient-ils pas un impôt déguisé que l'on effectuerait sous prétexte de bonne conduite?
Bon, là n'était pas mon sujet de ce soir.
Et là je vous balance carrément une image de PARIS-MATCH car le choc des photos, ça interpelle...
...et Guillaume Depardieu restera une
référence.
450 000 erreurs médicales par an, discrètement rendues en pourcentage à la fin de l'émission quand tous les téléspectateurs se rendent aux toilettes afin d'évacuer leur trop plein, soit environ 0,
05 et des poussières sur le nombre d'actes pratiqués.
Cela peut sembler minime mais quand cela vous arrive, vous ne vous sentez plus dans une statistique mais simplement victime d'une erreur qui aurait pu être évitée.
Ce en quoi le reportage de M6 était très positif et convaincant.
L'erreur est humaine mais la persévérance dans l'erreur diabolique disaient déjà les Latins, voir Wikipedia.
En l'occurence, la sagesse des anciens demeure toujours une vérité.
D'abord, nous avons vu comment les molécules à inoculer sont toutes mélangées dans des tiroirs qui se cotoient et sans différenciation aucune.
Le personnel soignant demande simplement que les produits mortels soient situés plus loin des perfusions de base comme le glucose et qu'elles soient plus visibles par un emballage de
couleur franchement différente.
Les infirmières réclament aussi que soit respecté le quota minimal soignants/malades. Comment être aussi vigilant quand une seule personne doit certains jours assumer le travail de
trois? Le personnel infirmier en carence numéraire expédie systématiquement à l'administration hospitalière un courrier affirmant leur décharge de responsabilité. Ce document n'a d'ailleurs
aucune valeur légale car, quoi qu'il arrive et en toutes circonstances, le personnel soignant DOIT ASSURER donc ne jamais se tromper.
En dernier lieu, l'on peut voir dans l'émission un hôpital (non cité) dans lequel le responsable a tout engagé pour limiter les risques d'erreurs lors d'une intervention
chirurgicale.
Equipe soudée, personnal stable et relecture de toutes les consultations précédemment enregistrées. Plus un bracelet posé sur le futur opéré et un bref questionnaire de dernière minute
sur sa pathologie et son identité.
A ce jour, aucune erreur en chirurgie dans ce service.
MAIS, cette démarche reste du bénévolat car aucun texte n'oblige à prendre la moindre précaution.
Alors, quand on voit la politique actuelle de réduction de budgets en milieu hospitalier, qui devrait passer en justice?
Ni les infirmières ni les médecins (encore que..) mais l'Etat qui réduit sans cesse les moyens donnés à l'AP.
Ma conclusion n'a pas semblé interroger l'équipe de M6 qui avait pourtant fait un bon boulot d'investigation.
Mais, un dimanche soir, on ne va pas poser des questions essentielles aux téléspectateurs minés par l'idée de retourner à la mine le lendemain matin!
Par Alice
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