Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 19:41

Il ne fait pas bon  vieillir ou être malade par les temps qui courent.

 
Communiqué du 7 septembre 2009 de l'ADMD
 

Alors que le Gouvernement se cache derrière son plan antidouleurs pour refuser la légalisation de l’aide active à mourir, les masques tombent et dévoilent une triste équation : douleur = rédemption

Ces dernières années, les pouvoirs publics ont indiqué aux Français que la fin de vie n’était pas un problème et que, contrairement au souhait de 86,3% d’entre eux (sondage BVA de mai 2009), la légalisation de l’euthanasie ne serait pas débattue car la douleur était entièrement prise en charge. « En France, on ne souffre plus », nous disait-on.

Outre le fait que cette assertion est fausse – ceux qui ont survécu à une maladie grave le savent – et qu’elle ne prend pas en considération la douleur morale et psychologique de certaines situations de fin de vie, nous apprenons que pour combler le déficit de la sécurité sociale il est envisagé une diminution du remboursement, non compensée par les mutuelles, de l’aspirine et du paracétamol, « médicaments de prescription facultative », nous dit-on.

Comment lutter efficacement contre la douleur si les patients en fin de vie ne peuvent plus se payer ces médicaments, seule solution pour atténuer les affres de la fin de vie compte tenu de notre législation actuelle ?

On voit bien là que la situation de fin de vie n’est pas la préoccupation des pouvoirs publics qui considèrent probablement que douleur = rédemption. Est-ce que le rapprochement de certains responsables politiques avec les chrétiens-démocrates de Christine Boutin et avec le MPF de Philippe de Villiers y est pour quelque chose ?

Toujours est-il qu’en France, contrairement à ce qui se passe en Belgique, aux Pays-Bas ou au Luxembourg, la fin de vie sera plus que jamais une épreuve épouvantable : pas de possibilité d’accélérer humainement un processus irréversible et accès aux antidouleurs réservé aux plus riches.

L’ADMD, par la voix de son président, Jean-Luc Romero, demande au Gouvernement de renoncer à son projet de déremboursement des antidouleurs et renouvelle sa demande d’un débat général sur les moyens actuels de prise en charge de la douleur ainsi que sur la fin de vie, sans exclure l’aide active à mourir.

 

Certes, l'on peut et l'on doit différencier l'Aspirine de la Morphine, plus délicate d'emploi. Mais pourquoi priver la majorité des français de deux antalgiques qui les aident à souffrir moins dans certaines pathologies comme l'arthrose, les douleurs dentaires, les maux de tête, les lombalgies et bien d'autres. Ces douleurs seraient-elles devenues si peu importantes que vivre sans deviendrait un confort bourgeois comme de s'enfoncer dans un Canapé Steiner?
Après avoir mis des dizaines d'années à utiliser la morphine à bon escient, devrions-nous aujourd'hui souffrir pour toutes les douleurs qui ne seraient pas ciblées fin de vie?

Cotiser à la CPAM sans rien dire,tout en payant une part de plus en plus importante sur chacun de nos actes médicaux comme sur les médicaments?

Je me demande une fois de plus qui va bouger pour que les "réformes Sarko" cessent de nuire aux plus démunis.

Par Alice - Communauté : Communauté de l'opposition
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Retour à l'accueil

Profil

  • Au Pays des Merveilles d' Alice
  • Alice
  • Ile de France
  • Passionnée par la frontière entre la norme et l’exception. Trop longtemps enseignante, j'ai rendu les armes plus tôt que prévu et je me consacre à ce que j'aime: l'écriture, les arts plastiques et les débats de société... et ça va chauffe
  • Humour Photographie Littérature Santé Environnement

Présentation

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés