En introduction à mon blog, je vous envoie des extraits d’un article d’ERWAN DESPLANQUES (Télérama N° 3017), un de mes chouchous de ce magazine qui n’est pas toujours drôle !
En Occident, le rire de résistance agonise donc tranquillement, grignoté peu à peu par un rire tiède, de pur divertissement, celui de la « société humoristique » (Gilles Lipovetsky), du cool et du fun [...]
Est-ci si grave, docteur ? Assurément, car « le rire de résistance est le dernier rempart contre l’abus de pouvoir » note Philippe Val, patron de Charlie Hebdo. Admettons que déboule un nouveau chef d’état, petit mais ambitieux, garant d’une politique musclée (suivez mon regard).
Imaginons qu’il n’y ait personne en face pour ferrailler contre lui, ni parti politique ni médias (suivez mon regard en arc de cercle).
Dès lors, le sens de l’humour deviendrait l’ultime protection (« une soupape de sécurité pour l’inconscient de chacun » écrit Freud). A la fois refuge et étincelle de la contestation.
« Qui a lancé la pétition contre les tests ADN ? demande Jean-Michel Ribes. Le Figaro ? Le Monde ? Non, Charlie Hebdo. Cela n’a rien d’étonnant : LE RIRE EST AUJOURD’HUI LE SEUL PARTI D’OPPOSITION EN France. »
A voir, au Théâtre du Rond Point (Paris 8ème) : Jean-Pierre Mocky, Philippe Val, Alain Rey, Michel Serres... Du 8 au 27 Novembre.
L’Histoire et ses histoires :
Staline fait un discours. Tout à coup, dans la salle, quelqu’un éternue.
« Qui a éternué ? » demande Staline.
Silence.
« Qu’on fusille le premier rang ! » ordonne Staline.
Des applaudissements nourris saluent l’exécution. Staline réitère sa question, sans obtenir plus de réponse, et le deuxième rang est fusillé sous des ovations prolongées.
Quand Staline pose la question pour la troisième fois, un homme tremblant se lève et avoue.
« C’est moi camarade Staline, c’est moi qui ai éternué.
-Eh, à tes souhaits camarade » lui répond Staline.
histoire russe rapportee par l’historienne amandine regamey.
Illustration de STEPHANE TRAPPIER





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